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Emmanuelle Sarrouy / artiste hybride, auteur, poète, vidéaste
Née en 1968 à Lausanne, Suisse, Emmanuelle Sarrouy vit et travaille à Marseille

Elle passe son enfance au bord de la Manche à Dieppe, en Normandie. Après une année à l’École des Cadres à Paris, arrivée en Provence en 1988, entre Marseille, Aix, Cassis et Lourmarin, elle suit des études d'anglais et de cinéma, et soutient une Maîtrise d’Études Cinématographiques sur le film gore des années 80 avec Nicole Brenez en 1993. Elle est d’abord traductrice de scénarii de dessins animés, régisseuse de cinéma, puis directrice de casting, ainsi que programmatrice de courts-métrages expérimentaux au Festival Tous Courts d’Aix-en-Provence jusqu’en 2012.

Artiste multimédia, poète, vidéaste, adepte du métissage de toutes sortes, elle pratique l'hybridation des formes et le mélange des genres. Flirte depuis toujours avec le journal intime, l'archivage, la récupération, le recyclage, la compilation, les petites formes, les instants suspendus, la poésie du quotidien. Elle travaille régulièrement sur le portrait et l'hybridation entre l'homme et l'animal, qu'elle nomme Humanimalité, l'homme et la nature, qu'elle nomme Humanaturalité.

Emmanuelle publie de nombreux articles sur le cinéma et le cinéma expérimental (notamment dans Admiranda, Repérages, Simulacres, Exploding, Les Inrockuptibles, La Marseillaise), et est correspondante pour Le Technicien du Film de 2002 à 2004. En 2003, elle co-écrit un ouvrage sur les séries télévisées, Nos Séries cultes. En 2005, elle participe à l’écriture du livre sur le film collectif Paris, je t’aime, et collabore en 2010 au livret (Météorologie de la disparition + interview) du DVD – Sylt, le pays où la terre recule de Samuel Bester. Elle écrit régulièrement dans plusieurs revues poétiques (La Revue des Archers, Rrose Sélavy), et son livre Séisme(s), long poème du tremblement sur Haïti et l’aventure de l’adoption, est régulièrement présenté en lecture musicale.

Elle réalise depuis 2000 des vidéos, installations et performances qui sont montrées dans de nombreuses manifestations internationales dont les festivals Cinémas Différents (Paris), Vidéoformes (Clermont-Fd), Instants Vidéo Numériques et Poétiques (Marseille), Images Contre Nature (Marseille), Hambourg (Allemagne), Printemps des Poètes (Paris), Videopoésia (Buenos Aires), Zebra Poetryfilm (Berlin), Festival du Film d’Aubagne, Cinémathèque Française (Paris), Galerie La Traverse/Grains de lumière (Marseille), SAFFIR Galerie Nomade (Marseille), Hydrib (Marseille)… Membre du Collectif Jeune Cinéma et de la S.A.C.D. elle fonde en 2007, en collaboration avec Jean-Paul Noguès, la société de production de films endogène, puis le {collectif} endogene.

En parallèle de sa pratique quotidienne du haïku désaccordé, elle travaille sur plusieurs projets d'écriture, et poursuit l’hybridation en collaborant de plus en plus régulièrement avec des artistes (Alfons Alt, Alexandra Montsaingeon), vidéastes (Carole Contant, Maxine Zapedzky, Jean-Paul Noguès), musiciens (Frédéric Salles, Sakamoto Hiromichi, Sofiane Saïdi/NAAB, Mazen Kerbaj), danseurs (Émilie Garetier, Yendi Nammour), auteurs (Jonas Jolivert, Wilfried Salomé)…

Elle prépare aujourd’hui une lecture/performance/installation : ils iront la nuit / marcher sur les toits… et grignoter le ciel, dialogue amoureux du nouveau siècle écrit à quatre mains et joué à deux voix ; ainsi qu’une installation multimédia sur la quête de l’enfance : PERSIKOV (… le chemin des fleurs), une généalogie fantasmée entre les images de cinéma, les pages de la littérature, la culture noire d’où viennent ses enfants et à laquelle elle est éternellement liée.

Mention Coup de Coeur au Festival Po-M “l’Écran des poètes“, Printemps des Poètes, Paris, 14-16 mars 2003 – pour son film “Bad Dream Nevermore“

Prix du meilleur film représentant la (V)idéologie de l’auteur au Festival Videology, Volgograd, Russie, 12 novembre 2004 – pour son film “C'est de l'homme qu'il s'agit !“

Prix de la Pertinence du propos au Festival du Film de Famille, Bordeaux, France - avril 2002 – pour ses cartes postales vidéo “DV Life 2001“ (co-réalisées avec Jean-Paul Noguès)

« Filmer la vie, la mienne, celle des gens et des êtres qui m’entourent, que je croise, le repas, les voyages, la route… Filmer ces instants de vie, éphémères, les fragments d’un quotidien qui se prend à devenir magique. Quand je filme, je ne sais pas encore si cela fera partie d’un film ou pas. Je filme comme je vis. Selon l’envie. C’est ensuite, dans un deuxième temps, que les images surgissent et font sens. Ce sont ces moments que l’on ne maîtrise pas qui m’intéressent et que je cherche à capter. C’est parce qu’ils sont quasi insaisissables que leur valeur est si précieuse.

Mes films sont des portraits d’Hommes/Animaux, portraits dansants, chantants, parfois effrayants : réflexions poétiques sur l’humanimalité, rencontres improbables entre auteurs, musiciens et film de found-footage… Fusions de strates temporelles. Mes installations sont des réflexions poétiques sur la quête de l’enfance, de l’identité, de l’amour et de l’humanité. Le chemin des fleurs se dit Persikov en suédois…

Mes textes, comme mes films, participent de toutes ces quêtes, flirtent avec les images, les sons, les voix, et s’hybrident à l’infini… Pareils à nos vies ! » E.S.

« La voix dans le noir, une voix murmurée, presqu’une voix, pas la voix d’une femme mais la voix intérieure / notre voix / la voix qui existe en dehors des mots / la voix qui existait quand le monde n’était pas encore le monde étatisé, normalisé, encadré / par les discours amoureux, démocratiques et donc financiers / la voix d’Emmanuelle Sarrouy (in Prototype…) / parle / doucement / et alors… » Pierre Merejkowski, juillet 2006

« Sérialité, mise en boucle, intermittences, recherche de rythmes inédits : une grande partie de l’œuvre se consacre à une monumentalisation temporelle des pratiques quotidiennes… Le travail de Sarrouy rend potentiellement chaque instant de la vie aussi précieux qu’inépuisable. Ses films constituent autant de déclarations d’amour fou à la vie conçue comme réinvention permanente de soi et comme réservoir débordant de sensations optiques et sonores. De cette
expansivité sensible de l’instant, seule une attentive exploration analytique peut rendre compte. Emmanuelle Sarrouy ou la libre jubilation du temps. » Nicole Brenez, décembre 2005

« La cinéaste travaille donc sur les « effets secondaires du protocole structurel : enrichissement / essentialité ». Un protocole qui, tout en choisissant et pariant sur la « montée des signes », s’octroie l’inscription scripturale de vers à la surface de l’image (fragments de Vents (1946) et Chronique (1960) de Saint-John Perse), levier et miroir fragmenté que tend ce film de recyclage : un miroir anthropologique. Invention langagière où images et vers entrent en interaction. Ainsi, dans leur déploiement d’ailes, virage du figuratif à l’abstraction, puis de l’abstraction au psychique, ces nuées d’oiseaux révèlent tout de l’humanité. Un anthropomorphisme de l’œil doublé d’un anthropomorphisme de l’animal. » Gilles Lyon-Caen, juillet 2004 (à propos de “C’est de l’homme qu’il s’agit !“)

.Emmanuelle Sarrouy est membre du Collectif Jeune Cinéma

Filmographie

 

 

 

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