espace

 

 


Marseille, Go in / Go out

Installation vidéo en deux écrans et 1 miroir / 30 ’
DV Pal 4/3


moniteur 1 (extraits)

 

Réalisation : Emmanuelle Sarrouy
Image : Emmanuelle Sarrouy
Textes : Emmanuelle Sarrouy
Montage : Emmanuelle Sarrouy
Avec : Emmanuelle Sarrouy, Julie Buraud (voix)
Production : Endogène
janvier 2009


MARSEILLE GO IN/GO OUT fait partie du projet multimédia PERSIKOV-le chemin des fleurs. Il en est l’une des branches.

Marseille, dans mon enfance, était une destination. Un voyage dans l’espace et le temps. Hors du temps… La route, les premières lumières, l’étang de Berre, l’aéroport, la bonne mère… l’entrée dans Marseille… les éclairages de Noël, la Cannebière, une rue illuminée, interminable, des paillettes dans les yeux, des étincelles de joie à traverser la ville pour aller jusqu’à la Bonnaude, à l’autre bout de Marseille, un peu avant l’Obélisque.


C’est plutôt rare de pouvoir se promener dans une image d’enfance,
nous disait Chris Marker dans Dimanche à Pékin… Alors il faut se lancer… Prendre la route… Et se laisser porter.

Des images arrêtées dans le mouvement des allées et venues de la voiture. Voyage à Marseille. Dans le Marseille de l’enfance, celui où les rues n’ont pas encore de nom, mais des couleurs, des lumières, où les rencontres sont décisives, ou les instants sont éternels, ou les quartiers sont des mondes à découvrir. Des images surgissent des pensées, des souvenirs surgissent de nouvelles images… Les images et la parole s’entrecroisent, se rencontrent, s’éloignent, et ainsi de suite jusqu’à reconstruire un Marseille entre réel et imaginaire, une ville invisible à l’œil nu, une ville rêvée… et réfléchie par le miroir…

Tout autour, des images, cartes postales, photos et un livre…



moniteur 2 (extrait)
   

Description technique

Deux moniteurs empilés l’un sur l’autre : Le grand moniteur, sur lequel passe une boucle d’images d’environ 15 minutes. C’est un patchwork d’images récupérées et de photos prises spécialement pour l’installation, dans le mouvement des allées et venues de la voiture. Argentique et numérique s’entrecroisent.

Au-dessus, le petit moniteur, sur lequel passe une boucle d’environ 30 minutes. Il s’agit d’un texte de l’auteur. Deux versions se succèdent. L’une, lue par l’auteur ; l’autre lue par une comédienne. Mais l’auteur est toujours là…

Les deux boucles, de durées différentes, se décalent au hasard du temps…Rien n’est jamais exactement pareil…Marseille n’est jamais la même… Et en même temps, persiste cette impression de déjà-vu

Derrière, un miroir réfléchit la situation en y intégrant le spectateur qui fait ainsi partie intégrante du dispositif. Travail de la mémoire et travail de la vision intimement liés. Le miroir réfléchit comme au temps de Cocteau, et nous propose de prendre part à cette réflexion sur la ville.

Tout autour, des images, cartes postales, photos et un livre…


Installations

> SAFFIR, galerie nomade & Clin d'œil "Petites rencontres à l'usage des curieux :
le Sentiment méditerranéen"
--12 juin 2010 - Vauvenargues, France


> Performances migratoires (Cie Madgique Pool)
- 11 et 12 septembre 2009 - Marseille, France

> Galerie Talmart "Du Luxe Gégé ! Que du luxe !"
-- 17 et 18 mars 2009 - Paris, France

> Galerie La Traverse "Marseille, regards insolites"
-- du 6 au 20 janvier 2009 - Marseille, France